- Vu d’un professionnel du recrutement sur la politique de l’emploi du gouvernement de Villepin. -
Avant d’aller plus avant, d’abord une question.
Où sommes nous, quel est aujourd’hui le décor, l’environnement ?
Une France qui doute, une France qui râle, une France qui a perdu la tête.
Nous sommes aujourd’hui dans la crasse du ménage qui n’a pas été fait hier. Depuis 30 ans, c’est-à-dire pour beaucoup d’entre nous, depuis toujours, nous avons été abreuvés, nourris de discours tour à tour populistes, démagos, arrivistes. Peu importe… Ils ont existé. Mais où sont les actions qui leur correspondent ? Sans parler des résultats…
Le peuple (nous) ayant ressenti que les personnes pour lesquelles il avait voté ne montraient pas leur capacité à faire progresser la société Française, le peuple, oui, nous-même, veut alors reprendre les reines et passer d’une démocratie élective à participative. Nous voulons supplanter les élus et leur montrer que nous pouvons mieux faire. Oui. Certes. Mais en sommes nous capables ?
Penchons nous sur le problème de base.
Sommes-nous capables aujourd’hui ou demain de faire mieux que nos élites dirigeantes ? La réponse est bien évidemment négative. Malheureusement. Arc-bouté que nous sommes sur le ressort de contestation qui donne l’impulsion de chaque action, nous ne voudrions certainement pas réussir à quoi que ce soit. Constatons simplement la propension que nous avons à immédiatement contrer toute velléité de réussite dès que quelqu’un ouvre la bouche. Nous sommes catalogués comme les râleurs de la planète ! Mais est-ce pour autant proactif ?
Une alternative s’offre à nous.
Recruteur, coach, je vois tous les jours au sein de mon cabinet, passer des « désorientés » de la vie. Ils ont tout pour eux, sont souvent brillants, mais ont perdu temporairement la direction de l’ « avenir meilleur » qu’ils se réservaient.
Une fois un débroussaillage volontaire, compris, digéré, revoilà nos coachés sur le chemin de la réussite et de l’épanouissement personnel. Qu’est ce qui s’est passé ? Rien. Absolument rien. Ils n’ont pas pris de pilule magique, pas fait de formation particulière… Ils se sont simplement mis à regarder la réalité et à travailler dessus. La différence ? Constater puis agir, comprendre puis construire, le tout dans la direction que l’on veut est une cure de jouvence que je m’émerveille à observer chaque jour.
Reprenez cette image à votre niveau. Puis à celui de la France. Coachons la France ! Coachons nous les uns les autres !
Le constat est aujourd’hui terrible. Faillite des politiques pédants et égocentriques, à nous vendre cette évidente réalité du travail comme épanouissement personnel et lien de société.
Depuis quelques mois, un homme, Dominique de VILLEPIN semble sortir du lot. Posture différente, attitude humaine et regardable, éloigné de l’image caricaturale du politique bouffi de contradictions et ne sachant qu’en faire… Bref un homme à la hauteur de l’exercice.
Pour reprendre l’image de coaching. Monsieur de VILLEPIN parait avoir la stature de sage du village, de celui que l’on écoute. L’entraînement qu’il peut susciter est un atout évident en ces temps de pertes de repères. Nous avons besoin de repères pour comprendre que la conséquence de nos actes est tangible et non une perte de contrôle orchestré par les politiques.
Nous décidons du sort de notre pays. Nous sommes les joueurs de football sur le terrain. Le Premier Ministre n’est après tout que le coach. Si nous jouons mal, alors nous perdrons la partie.
Et pour ceux qui détestent cette image de compétition entre nations, alors je leur dirais que je préfère envisager ce match comme un jeu bien réel, avec comme but notre confort, notre bien-être, que d’avoir à l’occulter et à la place, râler, sur le coach. Est-ce le coach responsable de l’existence du match ?
Dominique de Villepin est en train de prendre sa place, d’organiser autour de lui une ambiance de travail et d’organisation. Il met en avant la notion de résultats, y compris pour lui-même. C’est rafraîchissant !
N’oublions jamais que le moment venu, sur le terrain, la réussite de l‘équipe dépend beaucoup plus de chacun des joueurs, que de l’attitude du coach, qui lui ne participe pas à l’action… De plus, nous trouvons normal de mettre à la porte un joueur, lorsqu’il ne se donne pas la peine ou ne réussit pas. … Conséquence des actes. Là vous me voyez venir !
La semaine prochaine je vous parlerais des mesures prises par le Premier Ministre envers la politique de l’emploi et de leur faisabilité. Puis pour le dernier volet, de notre action à nous, les hommes de terrains.
Hubert CAMPAN
Management Consultant & Executive Coach
e-Mail : campanh@momentae.com
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Formule : "Savoir est Pouvoir, mais Pouvoir, n'est rien sans Vouloir !"



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